Dear Kate déshabille des femmes chefs d’entreprise dans la Silicon Valley

Afin de promouvoir sa nouvelle gamme de sous-vêtement Ada (en hommage à la première programmeuse de l’histoire, Ada Lovelace), la marque Dear Kate a tenté le pari de faire poser en sous-vêtements 6 femmes chefs d’entreprise de la Silicon Valley issues de l’univers de la programmation et du web.

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Petite culotte, t-shirt, soutien-gorge… Rien de bien méchant comparé à d’autres campagnes publicitaires beaucoup plus suggestives.

Naturelles et non photoshopées les photos s’inscrivent dans la même ligne directrice que les campagnes Dove, Aerie ou encore The Brave Girls Alliance qui prônent la beauté réelle. Et pourtant le sujet fait polémique : certains applaudissent l’audace, d’autres lèvent leurs boucliers féministes en jugeant cela inacceptable.

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Pourquoi ? Parce que les modèles font figure d’égérie de l’émancipation de la femme dans le milieu sexiste et machiste de la Silicon Valley. « La fracture entre les perceptions sexuelle et professionnelle de la femme n’y a jamais été aussi grande, déclare la CEO de Glimpse Labs, Elissa Shevinsky dans TIME. Dans ce contexte, se montrer comme cela en petite tenue dégage forcément une connotation sexuelle et vous décrédibilise comme patronne technologique sérieuse. »

Elissa Shevinsky n’est pas la seule à penser que cette campagne fait chuter la crédibilité des femmes en tant que patronnes d’entreprise, surtout dans « le secteur des nouvelles technologies où seulement 18% des diplômés en science informatique et 20% des développeurs de logiciels sont des femmes. » (Influencia)

Pourtant lorsqu’une chanteuse ou une sportive de haut niveau se prête à un jeu similaire, tout le monde trouve cela normal. Rebecca Garcia, fondatrice de Geek Girl Web réaffirme son implication dans la campagne et nous explique pourquoi elle a accepté d’y participer : « J’ai accepté pour aider à casser le stéréotype qui veut que les femmes ne peuvent pas être à la fois belles et intelligentes. La plupart des jeunes adolescentes rêvent d’être des top-models et non pas des ingénieurs ou des programmeuses, pourtant les deux peuvent être possibles ». Lire la suite

Aerie (American Eagle) et sa campagne zéro retouche Photoshop

Des photos de lingerie non retouchées pour une campagne de pub c’est possible ? Tel est le pari qu’Aerie, la marque de lingerie de l’enseigne American Eagle, relève avec brio.

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Au travers de cette campagne zéro Photoshop, Aerie vise un public jeune, entre 15 et 21 ans, en travaillant avec des jeunes femmes normalement proportionnées et bien dans leur peau.

Un slogan clair : « Il est temps d’être naturelle. Il est temps de penser naturel. Pas de top model. Pas de retouches. Parce que… le vrai toi est sexy !  »

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Beauté réelle VS Photoshop

Une vidéo stupéfiante pour devenir un top modèle sur papier glacé en quelques clics sur Photoshop.

Ce court métrage réalisé par Global Democracy a pour but de dénoncer les standards actuels de la beauté totalement dénaturés par l’utilisation de logiciels de retouche d’image tel que Photoshop. Un idéal impossible à atteindre qui attire toujours autant les jeunes filles.

Au travers de cette vidéo, on nous présente une jeune femme tout à fait normale qui, après une séance de maquillage, coiffure et mise en valeur par un éclairage subtil, est prise en photo.

S’en suit toute une palette de retouches numériques pour transformer cette demoiselle en véritable mannequin prête à faire la une des magazines.

Avant

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Après

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Avant

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Après

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Utilisation abusive de retouches, affinement à l’extrême, standardisation de la beauté… Doit-on continuer à modifier la beauté réelle des femmes pour vendre ? Publicité, mode, magazines peuvent-ils se contenter de l’authenticité des simples femmes que nous sommes ? Certains essaient de faire bouger les choses, on verra bien quelles seront les tendances beauté d’ici 30ans !

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